Bonjour Lionel,

Merci de nous accorder cette interview dans le cadre du lancement de notre site www.monlivrepro.ch sur lequel nous pouvons acheter votre premier roman : « Le monde de demain ».

 

Pourriez-vous vous présenter en quelques lignes ?

 

Lionel Truan, 29 ans, j’habite Genève, Bernex plus précisément. J’ai une femme, une petite fille, et je travaille comme dessinateur dans une entreprise horlogère.

 

Pourriez-vous nous résumer votre roman ?

 

Le roman parle d’un type ordinaire qui a vu le monde s’effondrer. C’est un parallèle avec notre vie actuelle. En gros, c’est une ligne de temps alternative à la nôtre, qui met en avant ce qui pourrait se passer si l’humanité  continue à faire des mauvais choix. L’histoire suit le voyage d’un homme qui ère seul à la recherche de sa famille, qui a pu se réfugier dans l’un des nombreux abris antiatomiques et qui va tout faire pour la retrouver.

 

Une représentation d’Eliott le héros du « Monde de demain »

 

Comment vous est venu l’idée de ce roman ? L’inspiration ?

 

Tout a débuté l’année passée en août, j’avais organisé un « Escape Game » grandeur nature pour l’enterrement de vie de garçon de mon cousin. On était en montagne, et j’ai créé le jeu complet pour une quinzaine de personnes. J’ai fait des stands et des énigmes, ça durait 2-3 heures, dans la vallée de Joux. C’est parti de là car j’avais fait un scénario post-apocalyptique.

Suite à cela, ma tante, la mère du cousin pour qui j’avais organisé le jeu, est décédée. Ça a été comme un déclic pour moi d’écrire une histoire autour de ce thème.

En plus, j’adore le thème post-apocalyptique, c’est un monde qui me fascine même si c’est assez désastreux. Je ne nous le souhaite pas (rire), mais c’est assez fantastique de voir le contraste entre tout ce que l’humain a construit repris par la nature.

 

Avez-vous été inspiré par le roman « La Route » de Cormac McCarthy ?

 

Non pas du tout, j’ai été inspiré par un peu de tout, c’est vrai que j’ai lu ce livre. « Je suis une légende » également, je dirai tous ces romans, ces films de Zombie post-apocalyptique. Pour moi « Je suis une légende » est vraiment bien car il y a peu de créatures, c’est vraiment l’Homme. Il est vraiment tout seul, et c’est ce côté-là que je voulais vraiment représenter au début de mon histoire.

Il y a aussi un thème que j’adore : c’est les jeux vidéo Fallout, c’est un monde qui me fascine, j’ai joué aux jeux, je me suis aussi inspiré de ça.

 

Comment avez-vous inventé les personnages et les nombreuses créatures du livre ?

 

Les personnages sont venus comme ça. À chaque fois que le personnage principal rencontre une nouvelle personne, ça s’est fait au feeling. J’ai commencé par incorporer un personnage avec qui il va bien s’entendre, et au fur à mesure, il rencontre d’autres personnes. Je ne veux pas en dire plus (rire) mais c’était au coup par coup, dès que j’arrivais à un moment X de l’histoire, quand j’écrivais, c’est venu naturellement.

 

 

« J’ai créé la personnalité du héros en fonction de comment je voudrais être, en gardant toute ma tête et des valeurs fortes. »

 

 

On a l’impression en lisant ce roman qu’Elliot, le personnage principal, vous ressemble beaucoup, est-ce vrai ?

 

Dans l’idée, il me ressemble beaucoup mais en fait c’est plutôt le personnage que je souhaiterai être si vraiment le monde partait en vrille, comme dans le roman. Je voudrais garder ce côté humain, ça m’importerait beaucoup si ça devait arriver, j’aimerais plutôt être comme ce personnage. J’ai créé sa personnalité en fonction de comment je voudrais être, en gardant toute ma tête et des valeurs fortes.

 

Durant la lecture, votre héros a une forte conscience politique, dans « le monde de demain » parlez-vous au fond du « Monde d’aujourd’hui » et de ses dérives ?

 

Oui, indirectement je fais passer mes idées à travers ce personnage, et en même temps il y a des passages philosophiques et morales dans le livre, où j’essaye de remuer quelque chose pour le lecteur, je le pousse à réfléchir. Le personnage principal s’adresse directement au lecteur car c’est écrit comme un carnet de bord, donc ça me permet de mettre en avant ce que moi je ne trouve pas normal. Après ce n’est que mon avis, même si je pense ne pas être le seul à avoir ces idées-là.

 

Comment avez-vous procédé pour l’écriture ? Quel temps cela vous a pris ?

 

Pour commencer, je me suis dit qu’il fallait que le personnage principal soit simple, que ce soit une personne ordinaire. Je n’ai pas cherché à mettre du vocabulaire trop minutieux, trop carré. Ce personnage parle comme si on parlait entre amis.

Les autres personnages ont suivi mais je les ai moins travaillés, j’ai surtout travaillé sur le personnage principal comme c’est le premier tome, et qu’on le suit tout du long.

Pour le tome 2, (oui il y ‘aura un tome 2) j’ai procédé autrement. J’ai fait une ligne de temps avec tous les personnages, et je fais des fiches par personnage avec leur caractère, leur attitude.

 

« Pour le tome 2, (oui il y ‘aura un tome 2) »

 

Est-ce que vous vous relisiez souvent pendant l’écriture ?

 

J’ai relu souvent mais en premier lieu, n’étant pas écrivain, le langage du personnage était vraiment trop familier. Après, j’ai fait appel à une relectrice qui a retravaillé le livre pour l’orthographe et la syntaxe. Tout le phrasé en argot a été remplacé par du vocabulaire un peu plus soutenu.

 

Combien de temps cela vous a pris pour la rédaction ?

 

En termes d’écriture pure, je me suis laissé porter par l’histoire. En deux mois et demi, j’avais l’histoire complète. Ensuite, je l’ai corrigé pendant un mois par moi-même. J’ai donné à ma correctrice le livre avant Noël et elle m’a rendu le livre au mois de mai.

Le temps de relecture a été plus long car on revoyait avec ma relectrice, paragraphe par paragraphe, les points techniques. De plus, les choses que je n’avais pas assez expliquées pour la compréhension du lecteur, ma relectrice me permettait de les reprendre.

 

Vous aviez toute l’histoire dans la tête ou elle est venue au fur et à mesure ?

 

Ma grand-mère a écrit un livre il y a quelque temps, elle m’a conseillé de commencer par faire une trame principale. Ce que j’ai fait, j’avais mon personnage et des points clés. J’ai fait une ligne de temps avec tout ce qui se passait dans le livre. De là, j’ai écrit au fur à mesure, et je revenais à ma ligne de temps si j’avais besoin de changer des points clés.

 

« Personne n’a été trop surpris autour de moi, car j’ai déjà écrit dans ma jeunesse […] pendant 10 ans, j’ai fait de la musique en écrivant mes textes »

 

Comment vos proches ont pris le fait que vous deveniez écrivain ?

 

Personne n’a été trop surpris, car j’ai déjà écrit dans ma jeunesse, j’ai fait du rap. C’est moi qui écrivais mes textes, j’ai enregistré des albums avec mon groupe, j’ai fait un album solo. Pendant 10 ans, j’ai fait de la musique en écrivant mes textes.

J’ai toujours beaucoup aimé écrire, donc mes proches n’ont pas été étonnés que je fasse un roman. Ils étaient contents et avaient hâte de voir le livre sortir. Ils m’ont poussé à aller jusqu’au bout et à l’imprimer.

 

Quelles sont les personnes qui vous ont le plus soutenues ?

 

Ma femme en premier lieu, dès que j’ai fini la première version du roman, elle l’a lu et m’a dit qu’elle aimait l’histoire.

Ma grand-mère également, et comme elle a déjà écrit un livre, elle l’a lu jusqu’à la fin et a adoré.

Il y a eu ma belle-mère aussi.

Ce sont vraiment ces trois personnes qui ont lues de A à Z le roman pour me dire si l’histoire était bien, ce qui m’a permit d’aller de l’avant.

Il y a également eu Stéphanie Vidonne, qui a été une mentore car je lui ai posé une centaine de questions, et elle m’a donné beaucoup de conseils. Encore aujourd’hui, sur tous les aspects de publications du livre, elle m’aide beaucoup.

En dernier lieu, il y a eu ma correctrice qui a grandement participé à ce que le roman soit bien écrit.

 

« Cherchez bien il y a des « easter egg » cachés dans le livre »

 

Auriez-vous une anecdote à nous raconter depuis le début de cette aventure ?

 

Ce serait plutôt une anecdote par rapport au contenu du roman. Dès que j’ai fait ma ligne de temps avec mes points clés, j’ai aussi ajouté des secrets et des « easter egg », des clins d’œil, il y en a plusieurs dans le livre. Ce sera libre au lecteur d’essayé de les trouver.

Plusieurs lecteurs en ont trouvé, l’objectif avec ces secrets est de continuer à agrémenter l’histoire de ce roman pour pouvoir élargir le monde de demain via les réseaux sociaux. Le but est d’avoir une page web, à une fréquence régulière, je publierai des images Photoshop, des dessins, des paragraphes sur des personnages. Tout sera alternatif et n’aura rien avoir avec le roman, il n’y aura donc pas de spoil, mais ça permettra aux personnes de découvrir le roman.

L’objectif est de créer un univers autour du roman, on en est qu’au début.

 

Êtes-vous vous-même un grand lecteur ?

 

Je suis lecteur en premier lieu de manga et BD car je dessine beaucoup. Dans mes lectures, j’aime ce qui est science-fiction, fantastique, les fictions.

On m’a conseillé de lire les romans de Maxime Chattam qui, selon certaines personnes de mon entourage, a un univers proche du mien.

 

Quelles sont les lectures qui vous inspirent ?

 

Mon inspiration n’est pas venue de la littérature mais plutôt d’autres éléments extérieurs.

 

Comment avez-vous prévu de vendre votre livre ?

 

En premier lieu, grâce au site de l’imprimerie Colorset : www.monlivrepro.ch car il va me faciliter la tâche. Mes futurs lecteurs pourront l’acheter en ligne facilement.

Je publie beaucoup sur les réseaux sociaux avec le lien du site, ce qui me permet de vendre.

J’utilise aussi les publications sponsorisées sur Facebook notamment, ce qui me donne beaucoup de visibilité pour un prix très raisonnable.

De plus je fais beaucoup de demande dans les librairies pour mettre le livre en vente chez eux.

 

Je vous laisse le mot de la fin pour conclure ?

 

Je tiens tout d’abord à vous remercier de m’avoir invité pour cette interview. Dans un second temps, j’invite toutes les personnes qui pourraient être intéressées à venir découvrir « Le monde de demain » sur mes réseaux sociaux, qui propose les premières pages du livre pour donner un aperçu de l’histoire.

J’aimerais aussi remercier toutes les personnes qui m’ont soutenue, celles qui me suivent sur les réseaux ainsi que tous ceux qui sont déjà en possession du roman et qui l’ont lu.

Mon mot de la fin, bonne lecture et survivez bien !

 

Pour aller plus loin

Vous l’aurez compris vous pouvez acheter le livre  » Le monde de demain » en suivant le lien  http://www.monlivrepro.ch/le-monde-de-demain.html

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